étape 12 : L’île verte – Le musée du squelette

Sur cette minuscule île, Pierre-Henry Fontaine, un biologiste français habitant sur l’île, a crée un musée du squelette !!! Le musée ressemble à un vieux hangar tout pourri de l’extérieur, et c’est tout petit. On nous avait dit qu’il fallait compter au moins 1h30 / 2h pour le visiter… On est un peu sceptique !

On rentre, on est tout seuls et avons le droit à une visite guidée par une étudiante en biologie ultra calée sur le sujet ! Et c’est carrément passionnant ! Il y a des squelettes de pleins d’animaux et aussi des crânes humains dans tous les coins de la pièce, du colibri à la baleine. Elle nous fait une présentation chronologique du squelette de ses origines à aujourd’hui, Elle nous raconte plein d’anecdotes… nous explique comment juste à partir d’un squelette on peut savoir si l’animal était un chasseur, un carnivore… bref super visite, on le conseille à tout le monde !!!


La majorité des squelettes sont des vrais (à part les dinosaures et certains crânes humains qui sont des moulages), certains nettoyés et préparés par le propriétaire du musée lui-même, (la fille nous raconte qu’il est revenu y’a 3 jours avec un beluga mort, et que ça puait à mort à 100 m !) Mais c’est long de nettoyer un squelette ! D’autres sont achetés sur un super site : http://www.skullsunlimited.com/ , comptez 1600 dollars pour un vrai crâne humain quand même !!!

Comme dirait le Petit Nicolas (pas Sarkozy hein, celui de Sempé) c’était un rien chouette !

Petit article sur le propriétaire : http://www.canoe.com/archives/voyages/sechapper/2010/07/20100713-104453.html

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étape 12 : l’île verte visible !

L’île verte est une toute petite île de 12km sur 3, toute de schiste vêtue ! Il y a une dizaine d’habitants à l’année, et encore ! On campe dans l’unique camping, bien roots puisqu’il y a juste les toilettes sèches et pas de douche ni d’évier pour la vaisselle… On appelle ça un « camping rustique » ! Mais on peut se laver chez le propriétaire si on en a envie à 10 minutes à pied du camping (ce que l’on fait, car après une journée de vélo et de marche, on pue !) Les proprios ont aussi des chambres en gîte chez eux et sont hyper sympas, pour ceux que le confort attire !http://www.ileverte.net/chantducoq/

Il n’y a que 2 restos, aucun distributeur de billets et  pas de dépanneurs (épicier) sur l’île. Il faut donc bien prévoir sa bouffe et l’argent avant d’arriver. Exactement ce que l’on n’a pas fait ! Enfin si mais on a pas prévu assez comme des tocards, heureusement qu’on a pu payer un resto et le camping en chèque (il nous en restait juste 2) sinon on était comme des cons !

le schiste donc !

On reste donc 2 nuits et une journée bien remplie sur l’île. Le matin on part se balader à pied sur la grève, puis on récupère nos vélos au gîte et on pédale à peu près toute la journée ! On fait juste une pause resto, et une pause musée du squelette ! Ensuite on reprend le vélo direction l’autre bout de l’île, vers le phare.  On fait donc à peu près 20 bornes en vélo et 3 heures de marche. Le soir on est complètement mort et on s’endort à 22h !!!

Vous remarquerez que le soleil est sorti de sa tanière au fil de la journée !

Le coup de stress de fin de vacances !

Le lendemain matin, le traversier est à 10h45 et il faut y être 30 minutes avant normalement. Etant à 6km du traversier, on attend Martin, le conducteur de la navette, qui doit venir nous prendre à 10h comme convenu au camping.

10h07 : toujours personne… on commence à flipper car si on rate celui-là, le suivant est à 21h30 ce qui fait un peu chier car on n’a plus un rond, plus rien à manger, et qu’on doit rendre la voiture de location ! donc c’est un peu foireux !

10h12 : On va voir au gîte : personne, au café à côté : personne…

10h16 : On commence à y aller à pied avec tous nos sacs en faisant du stop (mais évidemment sur cette île y’a personne !)

10h30 : On arrive à un autre gîte, Guillaume va voir la proprio et lui explique la situation. Elle appelle Martin. Oui l’avantage d’une petite île c’est que tout le monde connait tout le monde et a le numéro de tout le monde ! résultat des courses : Martin nous a  effectivement totalement zappé.

10h35 :  « pas de souci il arrive, vous inquiétez pas, y’a le temps ». On l’attend là. Entre 2, il rappelle en demandant à la femme d’appeler le traversier pour prévenir de notre retard. De son côté il appelle le matelot, un de ses amis, pour lui dire de nous attendre et de pas partir sans nous !

10h42 : Il arrive à toute vitesse dans sa navette, on arrive à 10h44 (on est large !) et le traversier est toujours là !!! Ouf ! L’avantage c’est qu’on a pas payé la course !!!

Et voilà, retour à Montréal !!! Les vacances sont finies… Bouh ouh ouh… Vous sentez la tristesse dans ce regard ?!!!

étape 12 : L’île verte ou Notre dame des 7 douleurs, sous la brume

Et nous voilà à l’île verte, nos 2 derniers jours de vacances (après c’est la case chômage, mais sans toucher de chômage, donc plutôt la case recherche d’emploi assez vite !).
On prend le traversier vers 20h mais au final on ne découvre l’île que le lendemain matin quand la brume se dissipe !!! On se croirait dans The Ghost writer de Polanski à notre arrivée ! Un brouillard à couper au couteau et de la pluie toute la nuit.